2 Novembre : Commémoration des fidèles défunts

cimetire okRappelons-nous la Vierge à Fatima, le 13 juillet 1917 : " Les âmes vont en enfer, car il n'y a personne pour prier et se sacrifier pour elles " ! Soyons unis dans la prière...

Pour nous, chrétiens, les cimetières sont un lieu d’espérance : un lieu de « repos », c’est le sens du mot latin « coemeterium », en attendant la résurrection. Déjà, dans la Bible, dans le peuple d’Israël est présente l’espérance de la résurrection (du moins dans les livres les plus récents : cf. 2e livre des Maccabées, ou « des Martyrs d’Israël » ch. 7, v. 9, 11,22-23, 28-29 ; ch. 12, v. 38 à 45. Dans la tradition juive, on ensevelit les morts. Jésus lui-même a été enseveli dans un tombeau le vendredi soir, rapidement, avant le coucher du soleil. Au petit matin du dimanche de Pâques, c’est en voyant le tombeau ouvert et vide que les femmes ont pressenti la Résurrection, que Jean a cru, avant même de voir le Ressuscité ; c’est près du tombeau vide que Jésus Ressuscité s’est montré en premier à Marie de Magdala (cf. évangile de Jean, ch. 20) et « depuis ce jour-là, la tombe des hommes est devenue pour les croyants signe d’espérance en la résurrection » (comme dit une prière de bénédiction de la tombe). 

L’Église souhaite que l’on garde cette coutume, même si elle n’interdit plus l’incinération : « L’Église recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d’ensevelir les corps des défunts  (oeuvre de miséricorde spirituelle) ; cependant, elle n’interdit pas l’incinération, à moins que celle-ci n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne » (canon 1176, §3, Code de 1983).

L’Église demande que l’on traite avec respect les corps des hommes après leur mort : « les corps des défunts doivent être traités avec respect et charité dans la foi et l’espérance de la résurrection. L’ensevelissement des morts est une œuvre de miséricorde corporelle (cf. Livre de Tobie : ch. 1er, v. 16 à 18). Elle honore les enfants de Dieu, temples de l’Esprit-Saint. L’autopsie des cadavres peut être moralement admise pour des motifs d’enquête légale ou de recherche scientifique. Le don gratuit d’organes après la mort est légitime et peut être méritoire » (Catéchisme de l’Église catholique, N° 2300 et 2301).

Les cimetières, par les inscriptions et les monuments funéraires, nous disent quelque chose de nos ancêtres, de leur foi (combien de croix ou de quasi-chapelles sur nos tombes), de ce qui a été important pour eux, de ce qu’ils ont accompli, de la peine de leurs proches et de leurs amis. Les autorités civiles rendent fréquemment hommage à ceux qui sont « morts pour la patrie » (cérémonies aux monuments aux morts ou à la tombe du soldat inconnu).