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du Père Denis Broussat

« Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance »
2ème lecture du 3ème dimanche de l’Avent dit de  » GAUDETE  »

« Le reconfinement, c’est pas la joie ! » Alors quel est le chemin de la joie sous un amas de soucis, d’inquiétudes, de doutes ou d’incompréhensions ?

Sans joie nous ne pouvons pas vivre. Cependant l’être humain est avant tout un être spirituel, c’est-à-dire pour vivre en relation avec Dieu. Donc il ne peut pas être comblé par n’importe quelle joie : non pas celle du monde qui anesthésie progressivement tout ce qui vient de Dieu mais celle que Dieu nous donne si nous la lui demandons. Un christianisme sans joie n’est pas digne de son nom. La joie ne se rencontre pas dans l’assouvissement de ses instincts jouissifs, dans les divertissements ou dans la recherche égocentrique de plaisirs. Elle n’est pas du domaine de l’avoir mais dans celui de l’être : on peut se donner du plaisir – toujours éphémère – mais on ne peut qu’accueillir la joie qui est permanente et profonde.

« Entre dans la joie de ton Maître » Mt 25, 21

Entrer à partir des joies simples de la vie : se retrouver ensemble en famille, donner la vie, s’émerveiller devant la création, se réjouir d’un travail accompli, rencontrer un ami… Celui qui a le cœur au ciel a d’autant plus les pieds sur terre !

         Mais la source de la joie est ailleurs.

La joie n’est pas seulement psychologique ou centrée sur soi, elle est spirituelle et centrée sur l’Autre. Elle est à la fois en nous puisqu’elle est Dieu et en dehors de nous, puisqu’elle est un cadeau de Dieu à développer. Acceptons de convertir notre cœur à Dieu et il nous donnera sa joie. Acceptons un cheminement intérieur où notre cœur va se débarrasser de ses fausses joies et plongeons dans une explosion de joie qui existe entre le Père et le Fils : l’Esprit-Saint !

« Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l’Esprit-Saint » Ac 13, 52

La joie de l’Église – celle qui vient de l’Esprit-Saint – est une joie d’épouse. En Église nous vivons de la joie qui est au cœur de la Trinité. La joie naît de la présence toute proche de celui que nous aimons : le Christ, l’Enfant bien-aimé, la Parole faite chair…

Par la contemplation Dieu se donne et nous en éprouvons une joie immense : de commencement en commencement nous contemplons la joie qui n’aura pas de fin.

          Le Christ est la joie de la vie naissante.

Quelques conseils pour un cheminement de la joie : le sourire (il parait que le sourire est le propre des saints et des anges !) ; la capacité d’écouter l’autre en vérité ; les paroles de consolation, de douceur et de détente afin de briser tout repliement sur soi, en nous ou chez les autres ; une bonne dose d’humour (rappelons nous que l’hu-mour commence dans l’hu-milité et se termine dans l’a-mour !) et enfin la louange

La Vierge Marie, pure capacité d’accueil de la joie de Dieu et jardin d’amour et de joie, sera médiatrice de joie et cause de notre joie en nous donnant Jésus à Noël !

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