Dans Chemin de Délivrance

Les feux de la « Festa de les bruixes « Fête des sorcières »  » à Tresserre se sont à peine éteints que rayonnent actuellement les citrouilles d’Halloween à Perpignan et ailleurs.

L’école proposera à vos enfants de fêter Halloween en cherchant à vous faire peur, les articles de vos journaux relatant fidèlement chaque fête. Les vitrines des magasins sont remplies de toiles d’araignées, de têtes de mort et de fantômes (pas sûr que le chiffre d’affaire augmente mais les autres vitrines le font bien !!!).


L’origine d’Halloween se trouve dans des fêtes celtes païennes, où le 31 octobre, on célébrait, en l’honneur de la divinité païenne Samhain, un festival de la mort.

Les druides se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes pour leur dieu. Ils exigeaient parfois des sacrifices humains ! En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur la maison concernée. Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage où brûlait une bougie faite avec la graisse humaine des sacrifices précédents. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces. Aux XVIIIe et XIXe siècles, quand cette coutume est arrivée aux États-Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles.

Alors, quand vous voyez vos enfants faire « Trick or Treat » (une friandise ou je te jette un sort ! ) de maison en maison, déguisés en fantômes, sorcières, monstres ou vampires, cela paraît inoffensif et amusant, mais n’êtes-vous pas en train de les associer, sans en être conscients, à un sombre rituel ?

Le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers et la fête de tous ceux qui cherchent à avoir un lien avec Satan.

La fête d’Halloween est l’occasion de sacrifices humains dans des cercles satanistes aux USA ou en Australie. Il y a donc trop d’ambiguïtés pour ne pas, en tant que chrétiens, prendre ses distances.

Des sorcières à la sorcellerie, il n’y a qu’un pas à franchir, et la fête d’Halloween offre une occasion rêvée de franchir ce pas pour tous les amateurs du genre. Il y a un risque certain que cette fête devienne, au fil des ans, la fête du spiritisme sous toutes ses formes ; que les voyants, les sorciers et les médiums trouvent là une devanture pour leurs pratiques occultes. Serons-nous aussi courageux que ce ministre de l’Arkansas qui a demandé que le satanisme, par le biais d’Halloween, ne soit pas toléré dans les écoles publiques – où la prière y est interdite – car si on ne peut honorer Dieu dans les écoles, pourquoi y honorer le diable ? Les tenants d’une laïcité pure et dure ne pourraient-ils pas s’interroger ?

Le 1er novembre, nous célébrons, dans l’Église catholique, la fête de la Toussaint, la fête de tous les saints connus ou inconnus, de tous ceux qui ont cherché à aimer Dieu et les hommes de tout leur cœur. Ils sont pour nous des modèles. Vivants en Dieu, ils rayonnent de sa lumière. Ils prient pour nous, ils nous aident à marcher sur ce même chemin exigeant. Le lendemain, 2 novembre, l’Église prie pour tous les défunts de nos familles. Symbole usé, le chrysanthème représente, par la disposition centrée de ses pétales, le soleil et sa lumière. Il cherche à dessiner l’espérance chrétienne de la vie éternelle. Le sens profond de la fête de la Toussaint[1].

Il faut passer « d’Halloween » à « Holywins[2] » ;

de la macabre citrouille au chrysanthème rayonnant ; de la mort à la VIE !

Chrétiens, qu’est devenu pour nous le sens de ces fêtes ? Nos célébrations sont-elles joyeuses, nos rassemblements familiaux sont-ils pleins d’espérance, notre style de vie est-il marqué par notre foi ? Halloween ou la Toussaint, notre choix doit être clair, même s’il n’est pas toujours possible d’empêcher les enfants de participer aux fêtes d’Halloween. D’un côté, la dérision de la mort, signe d’une société décadente qui ne sait plus l’affronter. De l’autre des réponses aux questions fondamentales (pourquoi je vis, pourquoi je meurs), le sens donné par Jésus et son Église à la vie par-delà la mort.

Il faut choisir. Comme dit le prophète Élie : « Jusqu’à quand clocherez-vous des deux pieds ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez-le. Et si c’est Baal (le dieu du sacrifice humain), suivez-le » (1 R 18, 21). Ou encore dans le livre de Josué (24, 15) : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. Moi et ma maison, nous servirons le Seigneur ».


[1] Il existe maintenant, des boulangeries à Perpignan qui font le « gâteau de la Toussaint », accompagnés d’une vie de saints et d’explication sur le sens de la Toussaint.

[2] « La sainteté l’emporte » !

Article largement puisé sur le site sosdiscernement.org

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