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du Père Francesco Bamonte

Plutôt qu’en Prada. Le diable s’habille en Halloween. Et ce n’est pas une « plaisanterie », encore moins un « farce anodine », parce qu’à la base d’un phénomène que bon nombre de gens considèrent comme une simple mascarade, il peut se cacher des réalités très amères.

Propos recueillis du père Francesco Bamonte, président de l’Association Internationale des Exorcistes, qui sur la fête d’Halloween lance un avertissement à tous et notamment aux éducateurs. « N’en sous-estimez pas les effets ».

Père Bamonte, vous êtes en train de dire qu’Halloween n’est pas une distraction inoffensive pour les enfants mais quelque chose de réellement dangereux ?

Je ne me limiterais pas à voir dans la fête d’Halloween un produit ou une proposition de distraction destinés au seul monde de l’enfance, parce que c’est en fait une proposition qui s’adresse à tous, en privilégiant certainement les enfants, mais aussi le monde de l’adolescence et de la jeunesse. Pour savoir si c’est une distraction inoffensive ou quelque chose de vraiment dangereux, plus que par les principes ou par les préjugés, on peut le déduire ou l’affirmer par les effets.

Quelles implications négatives ?

Il me semble qu’Halloween ne propose en réalité rien de vrai, rien de bon et ne me montre rien de beau. Par conséquent, je ne me sens pas aidé à être plus vrai, meilleur et à parcourir un chemin de beauté et cela me préoccupe puisque l’on m’a appris que c’est par la Beauté que le monde sera sauvé.

Votre expérience d’exorciste que vous dit-elle à ce sujet ?

Mon expérience comme celle d’autres exorcistes, montre surtout comment la récurrence d’Halloween, y compris la période de temps qui le prépare, est en fait pour quelques jeunes un moment privilégié de contact avec la réalité sectaire ou de toute façon lié au monde de l’occultisme, avec des conséquences même graves non seulement sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan de l’intégrité psychophysique. Il est bien connu maintenant que la récurrence d’Halloween est dans le calendrier des occultistes et des amateurs de Satan, une des « fêtes » les plus importantes. En disant cela on ne veut pas affirmer que tous ceux qui fêtent Halloween ont des expériences négatives, mais certainement le contenu de la fête et les modalités avec lesquelles on la vit, font diminuer, sinon suppriment, les défenses.

Comment « exorciser » les dangers ?

Pour moi chrétien, prêtre et exorciste ce qui est essentiel pour « exorciser » les dangers d’Halloween, c’est de connaître et d’aimer vraiment Jésus et sa douce et incomparable Maman. Jésus qui est Dieu est la Vérité, la Bonté, la Beauté et sa Maman en est le reflet complet !

En regardant leur beauté et en étant séduit, on ne parvient que très difficilement à regarder Halloween ne serait-ce qu’un instant.

Qui doit aider les enfants et les jeunes à comprendre le danger?

Avant tout ce sont les parents, le père et la mère et tous ceux qui ont une responsabilité dans la formation de la vie des enfants et des jeunes. Ceux-ci devraient être conscients des efforts déployés pour remettre le monde des enfants et des jeunes entre les bras de l’ennemi de Christ. Il suffit de penser qu’aux États-Unis, il y a quelques années, une sculpture dédiée au diable a été publiquement exhibée, ce qui a fait grand bruit dans les médias.

Il s’agit du Baphomet, symbole adoré comme dieu par les initiés aux sciences occultes, un être moitié homme et moitié chèvre, qui représente les pouvoirs des ténèbres. La sculpture représente deux enfants au regard souriant et complaisant. Cette présence a le but d’habituer les nouvelles générations à ne pas craindre ses propositions, mais à le suivre et à l’accepter comme guide, comme leader. En outre, aujourd’hui, quelques importantes usines de fabrication de jouets, surtout pour les plus petits, ont inventé parmi les nouveaux personnages pour le jeu, comme par hasard le Baphomet ! Halloween prépare donc à l’accueil de ces propositions, et favorise cette orientation culturelle.

Comment relancer le culte des saints, « dérobé » à cette pratique païenne ?

Il faut les connaître et se lier d’amitié au moins avec quelqu’un d’entre eux. Dans le passé, cette connaissance était nourrie par leurs fêtes et par la prédication concomitante qui exposait leur vie, leurs œuvres, la manière concrète avec laquelle ils étaient en relation avec Dieu et avec les hommes. Pour beaucoup de familles chrétiennes une grande aide était donnée par la lecture et par l’écoute de leurs vies, faites ou des parents ou de quelque illustration représentative de la famille (je pense à l’oncle Sévère pour le Pape Jean XXIII). Aussi les prêtres devraient-ils parler à nouveau des saints et emmener les fidèles, notamment les enfants et les jeunes en pèlerinage dans les endroits de leur vie ou à l’endroit où leur dépouille mortelle est vénérée. Il y a beaucoup de saints enfants et jeunes qui attendent d’être connus et qui pourraient devenir de grands amis de personnes du même âge. De cette manière quand on arrive à la Fête liturgique de Tous les Saints, on a déjà la préparation de base pour en comprendre le sens et pour la vivre de manière adéquate.

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